vendredi 24 janvier 2014

de Khama Rhino Sanctuary à Victoria Falls, Zimbabwe

Mercredi le 22 janvier

Khama Rhino à Nata Sanctuary

Lever un peu avant 6h après notre meilleure nuit de sommeil depuis le début du voyage. Notre corps a finalement surmonté le décalage horaire et s'est adapté à la tente sur le toit.

Nous partons après le petit-déjeuner et n'arrêtons que 200 km plus loin à Francistown, le deuxième ville du Botswana. Elle compte 100 000 habitants alors que la capitale, Gaborone, en compte environ 230 000. Nous y faisons quelques courses puis allons prendre un bon capucino chez Winpie où l'on a accès wifi, finalement. Nous pouvons enfin traiter nos courriels et publier le blogue. On charge aussi quelques photos sur notre Picasa web en vue de les ajouter au blogue à la première opportunité.

Nous allons ensuite chez le concessionnaire Toyota car un voyant lumineux nous a averti que le filtre à diesel devait être changé. Au restaurant, on avait eu le temps de contacter Bushlore par courriel et nous avons eu une réponse en mois de 20 minutes nous indiquant la procédure à suivre. Le filtre fut changé en 20 minutes.

Nous avons repris la route en direction du Nord du Botswana et roulé durant encore 200 km jusqu'au Sanctuaire d'oiseaux de Nata où nous camperons ce soir. Seules interruptions sur la route : quelques achats, un léger goûter sous un gros arbre en bord de route et un arrêt imprévu pour excès de vitesse dans une zone à vitesse réduite. Dans ce dernier cas, après avoir fait ressortir mon statut de touriste et faussement plaidé l'ignorance, je m'en suis tiré avec un simple avertissement. Ouf! Car c'était une amende de 60$ que je devais payer sur le champ. Dorénavant, on respecte religieusement les indications car ce pays de plus en plus moderne qu'est le Botswana dispose des équipements derniers cris pour mesurer la vitesse.

Nous arrivons au Sanctuaire de Nata vers 15h30 et relaxons à l'ombre de gros arbres à l'abri du soleil brulant. Nous planifions l'itinéraire de demain tout en regardant les petits oiseaux tous plus colorés les uns que les autres.

Vers 17h30, les rayons du soleil faiblissent et nous allons à une tour d'observation en bordure du grand pan. Un pan c'est un grand lac qui se remplit durant la saison des pluies et qui s'assèche presque complètement durant la saison sèche, un peu comme le grand lac salé de Salt Lake city en Utah. Durant la saison sèche, le plaisir est de rouler durant des centaines de kilomètres dans les pans géants du centre du Botswana pour aller de village en village ou circuler entre les parcs naturels. C'est si grand qu'il faut absolument utiliser le GPS et les coordonnées de destinations car on s'y perd très facilement.

Nous nous engageons donc sur la piste de sable et de glaise qui serpente dans la prairie inondable en bordure du Sowa pan. Sur 7 km, on traverse de temps à autre des trous d'eau et de boue que l'on peut contourner la plupart du temps. On croise plusieurs troupeaux de gnous qui semblent très heureux dans cet habitat. Au bout de la piste, le grand lac et une tour d'observation. Des milliers d'échassiers de toutes les grandeurs, des canards et quelques spatules blanches se concentrent sur un grand étang en bordure du lac. Sur le lac, des grands pélicans blancs, des spatules blanches, des hérons et de nombreux échassiers. On nous a dit que la saison des flamands roses ne débute qu'en mars...




Nous retournons au campement au coucher du soleil. Nous préparons le souper que nous partageons avec le veilleur de nuit, Mister Johanes, qui nous avait demandé du pain car il avait faim.


Jeudi le 23 janvier

Nata-Kasane

Nous sommes réveillés vers 5 h 30 par deux calaos à bec jaune qui viennent bécoter leur reflet dans les rétroviseurs du camion. Nous prenons la route vers 7 h 30. Nous traversons la petite ville de Nata et traversons pendant 300 km une succession de pans. Des panneaux de signalisation routière nous indiquent qu'il y a des éléphants qui peuvent traverser. Et en effet, on voit de gros tas de crottins régulièrement sur la route. Des centaines de termitières géantes (4 à 5 m de hauteur) bordent la route.



Nous arrivons à proximité de Kasane vers 11h30 et allons nous enregistrer au camping du Toro Lodge. C'est vraiment la basse saison car malgré le charme des lieux, nous sommes les seuls clients. Nous nous rendons ensuite à la barrière Sedudu du Parc de Chobe pour prendre les informations concernant les campings dans le Parc. Tous les campings sont en concession et il est vraiment difficile de faire les réservation soi-même par internet ou par téléphone. En se rendant à la barrière où une agence peut faire tout cela pour nous, nous croisons 3 éléphants en bord de route. La représentante de l'agence est peu avenante et il faut lui tirer les vers du nez pour avoir de maigres renseignements. Finalement, nous apprenons qu'on pourra tout réserver par l'agence le jour même de notre entrée au Parc car nous sommes dans la basse saison et que les campings sont peu fréquentés. En haute saison, il faut parfois réserver un an d'avance...Quand aux conditions routières, c'est à dire des pistes, il faudra qu'elle s'informe le matin même de notre passage car elle ne sait rien du tout à ce sujet, pourtant primordial dans ce parc.

Au retour, nous passons dans la petite ville de Kasane pour prendre nos courriels et payer quelques comptes par internet. Nous en profitons aussi pour ajouter des photos au blogue. Quand on peut, on le fait mais on voit que cela sera difficile. Juste avoir une connection est un problème et encore faut-il que la bande passante soit assez large ce qui est rarement le cas.

Nous retournons prendre notre repas du midi au camping puis réservons un tour de bateau sur la rivière Chobe pour la fin de la journée. Nous faisons notre lessive et étendons le linge qui sèche en moins d'une heure par cette chaleur intense avec un faible taux d'humidité.

Nous partons pour le tour vers 15h30 et embarquons dans un bateau pouvant accommoder une quinzaine de passagers. Sauf que nous sommes les seuls clients en cette basse saison. D'ailleurs d'entrée de jeu notre capitaine nous avise que nous sommes dans la «mauvaise saison» et qu'on ne doit pas s'attendre à voir beaucoup d'animaux. Durant la saison sèche, ils sont là par milliers, comme des insectes dit-il.

Néanmoins, nous voyons des dizaines de magnifiques oiseaux, une centaine d'éléphants, nos premiers buffles africains, notre premier Pudu (espèce de grosse gazelle), des topis, des waterbucks, des babouins, des crocodiles et près de cinquante hippopotames dans l'eau ou broutant sur une île tout près de la rive. Pas mal pour la «mauvaise saison»! Comment se fait-il qu'il y ait tellement d'éléphants le long de la rivière Chobe? Elle coule dans le Parc et celui-ci compterait entre 120 000 et 200 000 éléphants selon les derniers recensements. Incroyable! On se demande si finalement cela vaut la peine d'aller au parc de Hwage au Zimbabwe. Cela mérite une réflexion.









Nous revenons à la brunante au camping et après avoir pris un petit souper sur la terrasse en bord de rivière, nous installons notre campement et nous couchons à bonne heure, certains de faire de beaux rêves pleins d'animaux.
Vendredi le 24 janvier

Kasane, Botswana à Victorial Falls, Zimbabwe

Lever à six heures avec une bonne nuit entrecoupée de plusieurs orages électriques. Mais la vraie saison des pluies et inondations débute vers la fin de février nous a-t-on dit. Ce matin il fait beau comme à tous les matins depuis notre départ. Nous sommes à la frontière en 10 minutes, prêts à y passer plusieurs heures et peut-être tout la journée d'après les indications de Nicole, la responsable des réservations d'itinéraires chez Bushlore. Mais quelle surprise d'être accueillis et guidés de guichet en guichet du côté Zimbabwe. Une compagnie s'occupe de presque tous les papiers concernant la voiture et s'assure de la fluidité de tout le processus. Au mur, une immense affiche du gouvernement disant que les douanes doivent rendre service et que toute tentative d'un employé pour avoir de l'argent doit immédiatement être dénoncée via Facebook ou Twitter ou autres. Les employés de l'immigration et des douanes sont souriants et serviables. Cela nous coûte 110 $US pour entrer dont 50$ pour ladite compagnie mais nous sommes heureux de ce service qui semble obligatoire car nous passons la frontière en moins de 40 minutes.

La route vers Victoria Falls est très belle et déserte. Sur 70 km nous ne rencontrons que quelques voitures. Nous voyons pleins de crottins d'éléphants au départ mais les animaux sont dans la forêt. Soudainement, un lycaon sur la route qui s'esquive rapidement dans les fourrés. Nous voyons près d'une dizaine de pintades çà et là ainsi que des calaos de terre qui ressemblent à de grosses dindes et qui chasse le long de la route.

Nous arrivons à Victoria Falls en début d'avant-midi, allons retirer la nouvelle monaie du pays, des dollars US, au guichet automatique et nous nous rendons au Victoria Falls Rest camp, notre camping de luxe.

Nous allons ensuite au Parc National des chutes Victoria à moins de deux kilomètres du camping. Sans surprise, c'est un site du Patrimoine mondial. Nous payons les 30 dollars US d'entrée par personne et y passons près de trois heures à se promener d'un point de vue à l'autre. Il y en a 16 en tout du côté Zimbabwe. Nous lunchons sur place et prenons un bon cappuccino qui à notre surprise vient avec un petit verre d'Amarula, le Bailey's d'Afrique du Sud. La visite était magique! C'est vraiment un endroit hors du commun. Plus de 100m de hauteur, près d'un kilomètre de longueurs et un débit qui varie entre 1000 et 5000 m3/s. Nous ressortons complètement trempés mais ce n'est qu'une bonne chose car il fait autour de 35 degrés actuellement. Le linge nous sèche sur le dos en nous rafraîchissant.









Nous allons ensuite voir les chutes du pont qui enjambe le canyon à la sortie des chutes et qui sépare le Zimbabwe de la Zambie. Nous passons aux douanes du Zimbabwe et nous avons la permission d'aller jusqu'au bout du pont en Zambie, avant leur poste de douane, et de revenir sans frais ni paperasse.

Nous passons ensuite par l'immense marché d'artisanat de Victoria Falls. Près d'une centaine de boutique et d'étals qui offrent des beaux objets. Les batiks et les sculptures sont impressionnantes. Les prix sont gonflés mais les vendeurs s'empressent de dire qu'ils sont très négociables et que l'important c'est d'entamer la discussion. Nous connaissons bien la chanson et par exemple, une sculpture qui débute à 45$ se retrouve rapidement à 30$, 25$, 20$, 15$ et finalement 10$. La qualité est bonne et les prix finaux sont très raisonnables. Un ouvrier en manufacture gagne 200$ par mois au Zimbabwe...

Nous avons parlé avec plusieurs résident du Zimbabwe aujourd'hui et ils nous ont fait une très bonne impression. Très sympathiques et avec un bon sens de l'humour. Un commerçant nous prodigue généreusement une foule de conseils pour la visite incontournable du Parc National de Hwange. On ira donc le visiter dès demain ce fameux parc!

Nous retournons au camping après avoir fait nos courses pour les trois prochains jours. Un peu de lessive, le blogue, le ménage des photos et des séquences vidéos se conjuguent avec un bon melon d'eau et une bonne bière froide.

Ensuite, on s'installe, prépare le souper, fait un peu d'Internet et on se couche tôt comme à l'habitude bercés par le son lointain des fameuses chutes Victoria.


photos à venir...
PS Merci à ceux et celles qui commentent ou qui nous envoient des courriels!  On aime cela!

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